MARIE-AVRIL TOURÉ
Psychologue à Montpellier

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Psychologue à Montpellier

Psychothérapie

Violences et abus sexuels sur mineur

Les violences sexuelles sur mineurs (inceste, pédophilie et toutes autres formes) sont sévèrement réprimées par le code pénal (voir la Charte Européenne des Droits de l’Enfant et le Code pénal) et considérées comme des crimes ou délits.

La maltraitance :

« L’enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ».

L’inceste :

Caractérise des relations sexuelles entre des membres d’une même famille, c’est-à-dire selon le droit juridique, entre parents du premier degré dont le mariage est prohibé.

La pédophilie :

Concerne une attirance sexuelle exprimée par un adulte vers des enfants ou des adolescents. L’adulte instaure un rapport de séduction à l’égard de l’enfant pouvant se manifester par des gestes déplacés, des caresses répétées…, pouvant aller jusqu’au passage à l’acte du viol.

Les violences sexuelles

Définissent « toutes les relations physiques imposées par la force, la contrainte, la menace ou la surprise ».

Le Code pénal impose l’obligation, à toutes personnes, d’informer les autorités judiciaires si elles ont connaissance d’un crime ou qu’il est possible de prévenir d’un nouveau ou d’en limiter ses effets. Il punit le non-respect de cette loi ainsi que la non-assistance à personne en danger.

Les signaux d’alarmes concernant les maltraitances ou les abus sexuels

La situation est extrêmement délicate surtout si le diagnostic repose sur une hypothèse liée à des soupçons ou l’interprétation de tel ou tel comportement, gestes ou propos de la part de l’enfant et de l’adulte. Même s’ il n’existe pas de tableau clinique spécifique aux maltraitances et abus sexuels, certains signes en sont potentiellement évocateurs et doit être rapidement décelés mais avec le plus grand discernement.

Un changement de comportement soudain est perceptible tant sur le plan moteur, intellectuel qu’affectif. L’enfant devient anormalement craintif, angoissé, éprouve des difficultés de communication (trouble du langage, retard intellectuel et/ou psychomoteur) qui tranche avec son comportement ultérieur. Il se replie ou manifeste une forte agressivité ou une agitation incessante. Une dépression peut s’installer et conduire à un retrait social (avec une déscolarisation) et familial. Le sommeil devient perturbé avec des cauchemars importants. Sur la sphère corporelle, l’hygiène peut devenir excessive (avec des rites de lavage répétés des mains ou des organes sexuels) ou déficiente (dans la fratrie un des enfants est laissé à l’abandon dans ses soins). Des troubles somatiques peuvent survenir comme une énurésie (incontinence urinaire), une encoprésie (incontinence fécale), des douleurs abdominales aigues ou chroniques sans causes organiques, des retards de croissance ou pondéral inexpliqués, des infections génitales répétées et des érosions, des contusions des organes génitaux ou de la partie interne de la cuisse. L’enfant peut être amené à consulter un médecin pour ses diverses douleurs. Il semble manifester un intérêt inhabituel et particulier pour la sexualité .Sa parole est ouverte sur les questions sexuelles parfois associée à un développement sexuel précoce (avec des attitudes de séduction, du maquillage…) voir décalé (conduite de voyeurisme, d’exhibitionnisme, de passage à l’acte sur autrui).

A l’adolescence et à l’âge adulte, l’enfant qui n’aura pas été étayé psychologiquement devant ce traumatisme pourra développer diverses séquelles comme des conduites suicidaires, des troubles du comportement (anorexie, toxicomanie, problèmes de délinquances…)…

Les interventions auprès de l'enfant et sa famille

Il est nécessaire de laisser la place à la parole dans un lieu d’écoute sécurisant tant pour l'enfant que sa famille afin de permettre l'expression et l'évacuation de l'anxiété potentielle tout en déculpabilisant la victime. Dans le cas de négligences ou de violences, un premier temps d'écoute et d'observation de l'enfant est indispensable afin d'élaborer en fonction de son stade de développement et son fonctionnement psychique les perturbations possibles. La culpabilité consciente ou inconsciente de l'enfant amplifie ses résistances. Dans ces conditions, instaurer un climat de confiance et bienveillant est essentiel pour lever le secret et intervenir dans une relation particulière entre victime et "abuseur' où s'est noué un lien pathologique.