MARIE-AVRIL TOURÉ
Psychologue à Montpellier

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Psychologue à Montpellier

Psychothérapie

Quelques troubles névrotiques infantiles

Les troubles névrotiques peuvent couvrir un large champs qui s'étend de la normalité à la névrose infantile et le cas échéant à la psychose. En effet, qu'ils soient des symptômes, des traits de caractères, ils font parti intégrantes et structurant du développement normal de l'enfant à certaines périodes de sa vie. La pathologie s'inscrit tant dans leur quantité abondante liée à une structure particulière que dans leur affectation sur la vie quotidienne. Dans ces conditions, un traitement thérapeutique serait potentiellement à envisager afin de désamorcer une situation de plus en plus sclérosante et insupportable pour le sujet et ses proches.

 

Les phobies infantiles 

Les phobies infantiles furent initialement spécifiées par Freud comme la construction d’un objet pathogène à travers la projection et le déplacement d’un conflit psychique interne. Le sujet peut subir une inhibition motrice ou une fuite devant la situation ou l’objet angoissant. Dans un second temps, il peut construire une conduite contra-phobique pour pallier à l’angoisse. Leur traitement dépend de l’ensemble de la structuration psychique de l’enfant. Si le cercle familial craint une évolution vers une souffrance et inhibition conséquente lors de la phase adolescente et adulte, il convient de réfléchir à la possibilité d’une psychothérapie (de type psychanalytique ou cognitive, ou comportementale).

Quelques exemples de phobies infantiles :

la peur du noir est très fréquente. Elle survient souvent au moment du coucher mais peut en être indépendante. Afin de pallier aux craintes de l’enfant, les parents cherchent un objet sécurisant pour la mise en place du sommeil comme une veilleuse, un "doudou" … cette appréhension n’est pas le signe d’un état pathologique mais leur évolution est aléatoire et dépendant tant de l’organisation psychique du sujet que des réactions familiales rassurantes ou non. Le changement de repères (déménagement, vacances…) peut favoriser cette peur du noir ;

les phobies d’animaux sont communes durant l’enfance ciblant principalement les insectes. Elles sont parfois brèves et parfois persistent durant des années. Que la phobie cible un animal grand ou petit, celle-ci concerne souvent un objet en dehors du monde familier de l’enfant. Elles peuvent se formaliser par la peur d’être mordu ou une intrusion corporelle…

les phobies alimentaires sont courantes et à distinguer de formes plus graves comme l’anorexie… Elles se manifestent par un dégoût parfois virulent d’aliments spécifiques (lié soit à sa forme ou à sa catégorie, voir à un contact insupportable entre différents aliments) provoquant une inhibition immédiate de l’appétit. Ces troubles peuvent parfois se diffuser et restreindre excessivement le régime de l’enfant. Il convient d’en être vigilant car elles sont régulièrement associées à un tableau clinique plus préoccupant.

les phobies scolaires : L’entrée dans le milieu scolaire est généralement le moment le plus propice au déclenchement de cette angoisse. Notamment, lorsque le petit n'a jamais connu préalablement de séparation. Néanmoins, elles peuvent aussi apparaître de façon très intense chez des enfants ayant connu des séparations multiples et répétées. Une fois la porte de l’école franchie, l’enfant pleure, s’accroche au parent, ne veut pas le quitter... Certains vont facilement se laisser aborder par l’adulte et ses pairs alors que d’autres semblent inconsolables, soumis à une forte tension et une inhibition enrayant sa participation aux activités scolaires… Acquérir la capacité de quitter le noyau familial fait partie du développement psychique de l’enfant manifestant son autonomie et son indépendance. Sa sécurité interne lui permet d’accepter, avec une plus ou moins grande difficulté, la séparation. Parfois, l'enfant peut créer un personnage contra-phobique qui le rassure afin de permettre ce passage. L’évolution de cette peur est variable : soit, dans de rare cas, elle persiste. Dans ses conditions, une vigilance particulière est à adopter même si leur compréhension n’est pas toujours aisée. En effet, elles peuvent être le signe d’une psychose infantile ou le legs d’une angoisse parentale jamais élaborée... soit, elles sont sous le sceau du secret infantile masquées au monde adulte mais éprouvées dans une grande crainte, voir de détresse. Soit, elles apparaissent secondairement au cours de la période de latence (7/8 ans).

 

Les troubles obsessionnels 

Les troubles obsessionnels peuvent être vécus souvent dans le secret comme une véritable "religion" par le sujet. Dans ce contexte, la consultation est sollicitée quand les symptômes de l'enfant le gênent dans ses activités quotidiennes et inquiètent l'entourage. Néanmoins, il est rare que les obsessions et les rituels, souvent tolérés par les parents, fassent un motif de consultation. Voici quelques exemples de ces symptômes :

les idées obsédantes peuvent s'exprimer sous différentes formes. Dans certains cas, l'enfant en aura conscience et s'en plaindra ou les dissimulera. Dans d'autres cas, elles ne seront visibles qu'à travers les rituels qui les accompagnent. Elles ciblent soit le sujet lui même ou un être aimé ou un substitut qui est alors sali, abimé... dans des pensées déplaisantes.

les actions compulsives, les tics et les rituels sont très communs. Selon Freud, "Le cérémonial névrotique consiste en petites pratiques, petites adjonctions, petites restrictions qui sont accomplies lors de certaines actions de la vie quotidienne d'une manière toujours semblables ou modifiée selon une loi". D'apparence sans significations, l'enfant y est contraint et leur abrogation est source d'une angoisse insupportable. Elles peuvent se manifester par un lavage de main excessif, un type de rangement spécifique de la chambre....

l'inhibition se figure dans divers domaines. Soit elle s'associe à une inhibition motrice où l'enfant s'interdit de toucher un objet ou une personne. Soit elle concerne la sphère intellectuelle qui est envahie par le doute incessant et l'angoisse restreignant ses capacités.