MARIE-AVRIL TOURÉ
Psychologue à Montpellier

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Psychologue à Montpellier

Psychothérapie

Comment entendre les problematiques de l'enfant?

« L'enfant ne se raconte pas directement comme le ferait un adulte. Il est incapable de ramasser ses souvenirs de son passé récent et lointain, et d'en donner un récit cohérent pour son interlocuteur. Quel que soit l'âge, il se montre rarement prêt à commenter les faits de sa vie quotidienne, à les articuler aux évènements de son passé ou à des projets d'avenir. Il ne sait généralement pas dire comment et pourquoi il souffre, et même il ne sait pas très bien s'il souffre, car sa souffrance est souvent ressentie davantage par son entourage immédiat. » (J.C Arfouilloux)

 

Souvent, au départ, l'enfant n'émet pas une demande explicite. Néanmoins, il peut se montrer preneur de cette relation particulière qu'on lui offre et en faire usage pour une communication inhabituelle et profonde.

Chez les enfants, il est difficile d’établir un entretien reposant uniquement sur le langage puisqu’il se fonde sur un cadre où le sujet doit être à même d’associer, uniquement à l’aide de la parole verbale, et cela sans ou peu de stimuli extérieurs. L'enfant ne possède pas ces moyens langagiers. Autrement dit, l'enfant a besoin d’un support externe.

Alors dans ce contexte, comment faire émerger les problématiques psychiques de l’enfant ?

L'échange de parole est possible et précieux avec l'enfant. Mais la rencontre ne se limite souvent pas à cet échange. C’est par la médiation d'une activité concrète correspondant aux intérêts de l'enfant derrière laquelle il s'abrite et à travers laquelle, que celui-ci se révèle consciemment et inconsciemment, une activité qui extériorise son monde interne et ses conflits. Les enfants sont dans le principe de plaisir où le jeu et la spontanéité dominent. Alors, afin d’extérioriser ses conflits psychiques, ses angoisses, il est préférable de passer par cette forme en ayant recours au jeu, au dessin, modelages, histoires...

Les jeux donnent accès aux fantasmes et aux problématiques du sujet autour duquel s’instaure une relation particulière entre enfant et professionnel. Le jeu enfantin correspond souvent à la mise en scène d’un drame où le désir de l’enfant transparait à travers ses défenses. L’expérience ludique de l’enfant est mixée d’une « histoire fantasmatique » qui se déroule dans une relation à l’autre et comme accomplissement d’un désir. Le jeu mis en scène peut être compris et interprété. Le jeu, en tant qu’activité de plaisir, permet à l’enfant de maitriser l’angoisse, des impressions et des événements au lieu de les subir passivement.

A partir de stimulations extérieures, le sujet va se « nourrir » du jeu des professionnels et va pouvoir dans un second temps penser et panser à des représentations inaccessibles autrement, grâce aux règles :

- du « faire semblant » qui lui permet de piocher à la fois dans le dedans/ sa réalité psychique et le dehors/ son vécu, la réalité extérieure),

- à la garantie de contenance et d’étayage qu’assure le cadre thérapeutique,

- grâce à la construction d’un dispositif introduisant le tiers (c’est le médiateur du jeu support de la contenance). Il constitue ainsi un moyen de figuration des représentations psychiques et des affects du sujet.

 

Dans le "jeu" de mise en scène, l'enfant se met en "je" comme sujet de son récit énonçant ses fantasmes et ses problématiques psychiques.