Psychologue à Montpellier

Psychothérapie

A qui s'adresser ?

Marie-Avril Touré, Psychologue Montpellier - A qui ?

Distinction psychiatre/psychologue/psychothérapeute :

Sous l’effet de la modernisation, nous sommes soumis à une fragilité des liens sociaux, tout en ayant une masse d’informations, des échanges abondants se transmettant à une telle vitesse que notre psychisme peut sans cesse se sentir débordé et développer des maux que nous avons du mal à distinguer et à qualifier tels que les dépressions en tous genres (dépression névrotique, dépression psychotique,dépression postpartum) ou encore des symptômes phobiques, des troubles du comportement, des addictions diverses …. Ces manifestations psychiques sont le signe d’un malaise intérieur qui est plus ou moins gérable et supportable. 

Dans ces conditions, consulter un psychiatre, un psychologue clinicien ou un psychothérapeute est une aide importante afin de « soigner » ces troubles en allant vers la compréhension de notre subjectivité. Pourtant, nous sommes souvent confrontés à une confusion des divers rôles et fonctions de ces professions et du « soin ». En effet, devant nos difficultés, souvent connotées, d’une honte sociétale et du sceau du déni ou de la répression, nous sommes en perdition dans le choix du professionnel

Faut-il nous adresser à un psychologue clinicien ? Un psychiatre ? Un psychothérapeute ?...

Le travail du psychiatre  :

Un psychiatre est un médecin ayant fait une spécialité en psychiatrie. Il prescrit des médicaments (ce que ne peuvent pas faire les psychologues et les psychothérapeutes) agissant sur le symptôme psychique. Son apprentissage est avant tout fondé sur la neuroanatomie, la pharmacologie et la psychiatrie du DSM (Manuel diagnostique et statique des troubles mentaux)… 

Il est aussi à l'écoute de la personne et peut, suivant son choix et son orientation théorique, proposer un travail de psychothérapie. Il peut être aussi spécialisé dans la psychiatrie infantile et il aura donc le titre de pédopsychiatre.

Le travail du psychologue clinicien  :

Un psychologue clinicien est un professionnel qui a suivi une formation universitaire et dans de nombreux cas, une formation personnelle (développement personnel sous la forme d'une "analyse" ou d'une psychothérapie). Son enseignement se fonde principalement sur la psychopathologie des troubles mentaux, sur la pratique des entretiens à diverses visées (diagnostiques, recherches, thérapeutiques), la psychopharmacologie… 

Il accompagne le patient dans l'interrogation que celui-ci a choisi d'entreprendre sur lui-même. Il n'est pas médecin et ne peut prescrire de médicaments. Son travail est donc avant tout un travail d'écoute, d’analyse, de soutien et d’étayage. Il peut participer à des diagnostics, des orientations médicales, des suivis psychothérapeutiques… Il est soumis au respect du code déontologique des psychologues.

Le travail du psychothérapeute :

Les psychothérapies :

« Toute utilisation de moyens psychologiques pour traiter une maladie mentale, une inadaptation ou un trouble psychosomatique ».

Un psychothérapeute peut aussi bien être au mieux psychologue clinicien, psychiatre, psychanalyste ou au pire une personne sans aucune formation reconnue. Une réglementation récente vient de limiter le titre de psychothérapeute. Le 20 mai 2012fut publié un décret relatif à la protection du titre de psychothérapeute. Ce titre, sans formation complémentaire, est dès lors réservé aux personnes titulaires de certains diplômes (tels que les psychiatres et les psychologues cliniciens). Néanmoins, moyennant une formation théorique en psychopathologie accompagnée d'un stage, les médecins, les psychanalystes et des professionnels divers pourront bénéficier du titre de psychothérapeute.

Cf : Décret n° 2012-695 du 7 mai 2012 modifiant le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l'usage du titre de psychothérapeute :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025823878&categorieLien=id

 

Les psychothérapies peuvent prendre différentes formes selon les références théoriques du clinicien.Voici quelques exemples :

- La psychanalyse (un statut particulier)

La psychanalyse s’ancre dans une théorie de la pratique. Elle s’est construite à travers l’expérience de la cure analytique élaborée par Freud. La psychanalyse est le savoir de l’inconscient qui échappe à toute intervention directe c’est à dire que nous n’y avons accès qu’à travers certaines manifestations : symptômes, lapsus, actes manqués, rêves…

Qu’est-ce qu’un psychanalyste :

* Un psychanalyste est une personne ayant suivi une psychanalyse (Freudienne, Lacanienne ou Jungienne…) et proposant ensuite au patient une méthode de thérapie dite analytique prenant en compte la dimension inconsciente du symptôme. Cette méthode thérapeutique est de plus ou moins longue durée soit sur le divan soit face à face. Le psychanalyste est généralement "supervisé" par l'un de ses collègues. Il peut aussi bien être un médecin ou un psychologue mais pas forcément. La psychanalyse se fonde sur une règle fondamentale dite "des associations libres" (c'est à dire que le sujet exprime sans discrimination, sans critique, ni choix toutes les pensées qui lui viennent à l'esprit) et dans un cadre spécifique.

 

- la psychothérapie d'orientation psychanalytique

Elle a une indication plus large que la cure analytique tout en conservant les références théoriques et les méthodes psychanalytiques de façon plus ouvertes.

Dans un cadre spécifique en face à face ou à travers des médiations, ce type de thérapie favorise l'expression de la parole. Elle vise ainsi à faire émerger à la conscience des représentations refoulées et les affects qui y sont associés c'est à dire faire ressurgir des conflits inconscients afin de s'en distancer et de trouver un meilleur équilibre psychique.

 

- Les psychothérapies cognitives et comportementalistes :

Elles se situent davantage vers les théories de l’apprentissage ne prenant pas en considération l'inconscient. Elles traitent directement le symptôme, considéré en lui-même comme pathogène et s’auto-entretenant. Il n’est pas question de chercher à intervenir sur la personnalité globale du patient. Elles font appel à des techniques de déconditionnement et de désensibilisation s’inscrivant dans un programme thérapeutique.